06/10/2014

Des nouvelles de notre participation au gouvernement Wallon

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n°44

2 Octobre 2014

 

 

 

Comme un air de famille ...

Chères amies, chers amis du cdH,

J'ai plaisir à vous saluer à la faveur de cette première lettre d'information de la législature. Benoit Lutgen m'a en effet choisi pour occuper la fonction de Président de groupe au Parlement wallon. Je l'en remercie. L'excellent climat qui s'est immédiatement établi au sein de notre équipe m'aidera à endosser loyalement et avec enthousiasme  cette nouvelle responsabilité.

Notre groupe compte huit femmes et cinq hommes. Cette dominante féminine rend d'autant plus agréable la mission qui m'échoit. Elle s'enrichit de la diversité de nos profils de compétences, expériences professionnelles et parcours politiques. Un beau bouquet humaniste, parfaitement composé pour honorer dignement la démocratie représentative !

Nous aurons particulièrement à cœur de vous tenir informés de nos travaux au moyen de cette newsletter électronique et via notre site internet, que je vous invite à visiter régulièrement (www.cdh-wallonie.be)

Avec le concours de collègues aussi attachés que moi à la cause municipaliste, je serai particulièrement attentif à la préservation des intérêts des pouvoirs locaux  – cette attention est plus que jamais nécessaire par les temps qui courent, faut-il le souligner !

« Rassembler » est un maître-mot  de la déclaration de politique régionale, notre programme de législature. Le redressement de notre Région implique la mobilisation de tous ses habitants, de toutes ses forces vives. Il exige de  surmonter  les réflexes sous-régionalistes, les replis catégoriels,  qui ne font qu'aggraver les blocages, compromettre les réformes, allonger les retards.

Il serait donc bien malvenu d'attiser une quelconque division entre la  « Wallonie  des villes » et la « Wallonie des champs ». Mais il faut bien constater que les zones rurales, à faible densité de population, doivent être en permanence sur la défensive pour n'être pas négligées voire grugées  dans tous les domaines de l'action publique. Certains de nos débats les plus marquants de cette rentrée parlementaire, qu'ils portent sur les investissements ferroviaires, les risques d'un « black-out » électrique ou l'avenir du secteur horticole, suffisent à illustrer cette réalité.

Là aussi, heureusement, je serai en bonne compagnie,  au sein de notre groupe, pour défendre les intérêts légitimes du monde rural dans sa plus large acception. Et nous savons pouvoir compter sur nos amis Maxime, Carlo et René, pour veiller à ce grain au niveau de l'exécutif.
Cet attachement à la ruralité est depuis toujours un trait dominant de notre formation politique. Il fait partie intégrante de notre identité. Nous le portons fièrement au regard du monde, comme un air de famille.

Dimitri FOURNY
Président du groupe cdh au Parlement wallon

 

 

 

 

» Economie - Agriculture

L'embargo russe au coeur du débat

En préambule à la première séance plénière, à l'initiative du Bureau du Parlement et de son Président, André Antoine, l'assemblée a reçu le président de la fédération wallonne horticole. Il s'agissait de relayer auprès des députés wallons  les craintes et les difficultés de nos producteurs liées à l'embargo décrété par le gouvernement russe dans le cadre de la crise ukrainienne. Le premier débat de la législature a d'ailleurs été consacré à ce sujet brûlant.  L'occasion pour notre Président de groupe, Dimitri Fourny, d'interroger le gouvernement sur les conséquences pour notre économie et les mesures concrètes envisagées pour soutenir notre économie.  Le député-bourgmestre de Neufchâteau se réjouit à cet égard de la mise en place d'une « task force » chargée d'analyser les différents scénarios et de proposer des mesures concrètes pour répondre aux difficultés de nos entreprises exportatrices.


Dans la foulée, François Desquesnes s'est plus particulièrement attardé sur le volet agricole de cette crise.  Il a rappelé les mesures énergiques prises par le Ministre de l'Agriculture, René Collin, afin de promouvoir les circuits courts et les fruits produits dans notre région.  Le député sonégien a également souligné la nécessité d'un soutien financier européen, en dehors des budgets de la Politique agricole commune (PAC), afin d'éviter de priver les autres agriculteurs de moyens.
Nos deux députés ont pris acte avec satisfaction de la volonté affichée par le gouvernement de soutenir l'ensemble de nos entreprises, en particulier nos agriculteurs, touchées par les effets néfastes de l'embargo.  Ils demeureront particulièrement attentifs aux suites de cette crise et à la mise en place de nouveaux débouchés pour nos producteurs.

 

 

 

 

 

 

» Economie

L'entreprenariat en perte de vitesse

La première séance plénière a débuté par un débat suscité par la publication de chiffres inquiétants pour l'entreprenariat wallon. En effet, il est question d'une baisse de 11,2% du nombre de créations d'entreprises en Wallonie pour le 1er semestre 2014 par rapport au 1er semestre 2013 et même de -20,6% pour l'arrondissement de Liège ! Des chiffres qui ont évidemment interpellé la députée Marie-Dominique Simonet, qui n'a pas manqué de demander des précisions et des explications au Ministre de l'Économie, Jean-Claude Marcourt (PS).


Pour la députée,  les difficultés d'ArcelorMittal viennent très certainement compliquer encore les choses et assombrir les perspectives au niveau de son bassin liégeois. Quoiqu'il en soit, à ses yeux, ces mauvais chiffres sur la création d'entreprises doivent avant tout être vus comme autant d'aiguillons  nous incitant à développer davantage les projets et les politiques économiques du Gouvernement.
Dans cette perspective, Mme Simonet appelle à renforcer la dynamique lancée par le Plan Marshall depuis 2005. Mais elle insiste aussi et surtout pour plus de synergies entre l'économie, l'enseignement supérieur et la recherche. Il y a en tout cas lieu d'être volontariste dans les actions de soutien à l'entrepreneuriat et à la culture de la seconde chance. Car il est primordial d'accentuer la création d'entreprises mais aussi la pérennisation et le développement de celles-ci à moyen et long termes. Ce n'est qu'ainsi que se créeront les emplois dont notre Région a tant besoin, dit-elle en substance.

 

 

 

 

 

» Mobilité

L'axe Bruxelles-Namur-Luxembourg en péril?

L'axe Bruxelles-Namur-Luxembourg risque-t-il d'être à terme rayé du réseau ferré transeuropéen ? C'est sur cette question que le député Dimitri Fourny a interpelé d'emblée, Maxime Prévot, ministre wallon des Travaux publics. Le député humaniste monte régulièrement au créneau pour dénoncer le retard des investissements promis de longue date pour moderniser et rendre plus rapide la liaison entre les capitales fédérale, wallonne et grand-ducale.

La dernière mauvaise nouvelle en date vient des chemins de fer français, qui auraient décidé de se désinvestir de cet axe et de privilégier le lancement de nouvelles liaisons TGV Bruxelles-Strasbourg en passant par Lille. Un mauvais coup pour la mobilité des habitants des provinces de Namur et du Luxembourg, qui seraient obligés de changer de train au Grand-Duché pour se rendre à Strasbourg ou en Suisse. « Ces nouvelles nous interpellent quant à la place de Namur sur la carte ferroviaire transeuropéenne », déclare le chef de groupe humaniste.
Inquiétude évidemment partagée par Maxime Prévot, qui a, entre autres responsabilités ministérielles, celle de veiller aux intérêts wallons dans le domaine ferroviaire. A ses yeux, il est parfaitement cohérent de privilégier une liaison directe entre les capitales européennes que sont Bruxelles et Strasbourg, en passant par la capitale wallonne et le Luxembourg, siège de la Cour de Justice européenne. « Ce qui m'inquiète, c'est que, si la SNCF en a fait son deuil, elle semble l'avoir fait avec l'assentiment de la SNCB ! », commente-t-il.
Non sans rappeler que les principaux leviers demeurent entre les mains du pouvoir fédéral et de la SNCB, le ministre namurois promet de se saisir rapidement du dossier, pour que l'on ne perde pas de vue l'enjeu essentiel de la modernisation de l'axe ferroviaire lotharingien. Le député Fourny l'y encourage vivement et ne manquera pas de revenir à la charge…

 

 

 

 

 

 

Le saviez-vous?

Le bien-être animal, une question d'humanité …

Le bien-être animal dépend désormais des Régions. En Wallonie, cette compétence ne pouvait mieux tomber qu'entre les mains de Carlo Di Antonio, connaisseur éclairé des choses de la nature par sa formation scientifique et son expérience ministérielle.  De son propre aveu, cette nouvelle compétence inspire plus de la moitié des très nombreux courriers, mails et appels adressés à son cabinet . Rappelons pourtant qu'il est aussi en charge de domaines aussi importants et sensibles que l'aménagement du territoire, l'environnement et la mobilité ! Par ailleurs, la mise en ligne d'un formulaire permettant de signaler des cas potentiels de maltraitance animale a enregistré en moins de deux jours 64 signalements, dont 53 ont été jugés crédibles et exploitables.
C'est dire le vif intérêt du public pour la cause animale.  Le degré d'une civilisation se mesure – aussi – au respect qu'elle voue à ses animaux, qu'ils soient domestiques, d'élevage ou de la vie sauvage. Osons le paradoxe : le bien-être animal est une question d'humanité.

 

 

 

 

L'actualité

Retrouvez les questions et interpellations de nos députés sur notre site, ainsi que leurs propositions et interventions au Parlement wallon.

 

 

 

 

 

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