17/02/2016

NEWSLETTER – N°91 de Dimitri FOURNY - Député Wallon

 

Chères amies, chers amis du cdH,
 
Après un an de travail, la Wallonie a finalisé, avec les partenaires sociaux, la réforme des aides à l’emploi représentant une enveloppe de 1,6 milliards d’euros.
Concrètement, cette réforme poursuit deux objectifs : améliorer la lisibilité et l’efficacité des aides à l’emploi. Jusqu’à présent, la Wallonie organisait 40 procédures différentes souvent incompréhensibles pour les entreprises comme pour les travailleurs. Le nouveau paysage comporte 10 dispositifs. Trois d’entre eux concernent les publics cibles visés par la politique en matière d’aides à l’emploi : les jeunes non qualifiés, les demandeurs d’emploi de longue durée et les travailleurs âgés.
Le but est que cette réforme soit un réel levier pour l’emploi wallon. En Wallonie, sur les 236.000 chômeurs, 21% ont moins de 25 ans et 25% ont plus de 50 ans. Le Gouvernement wallon ne se trompe donc pas en mettant l’accent sur le soutien à l’emploi des jeunes et des plus âgés. La réforme des aides à l’emploi fera l’objet d’un débat en séance plénière le mercredi 17 février prochain. Ce débat se déroulera de 10h à 12h15 et commencera par un exposé liminaire de la Ministre de l’Emploi.
C’est Benoit DREZE qui interviendra pour le cdH à cette occasion. Il insistera auprès du Gouvernement notamment pour que les mesures en faveur des jeunes peu qualifiés entrent en vigueur de manière anticipée, si possible mi-2016 comme c’est le cas à Bruxelles et en Flandre.
Le CESW relève, en effet, que sur la période 2000 à 2014, le taux d’emploi des jeunes (20 à 29 ans) s’est dégradé en Wallonie : 50,5% en 2014 pour 58,0% en 2000 (et seulement 29,2% en 2014 pour les jeunes peu qualifiés).

Je vous invite donc à suivre les débats relatifs à cette réforme aux enjeux importants pour la Wallonie qui auront lieu la semaine prochaine en séance plénière.

Dimitri Fourny
Chef de groupe cdH au Parlement de Wallonie
 

 

 

» SANTE


La consommation problématique d'alcool


Selon le rapport du KCE (Centre fédéral d'expertise des soins de santé), un Belge sur dix présente une consommation problématique d'alcool. Face à ce constat, Mathilde VANDORPE a interrogé en commission Maxime PREVOT et a rappelé l'importance d'un plan Alcool.

« Le plan Alcool 2014-2018 n'a pas encore abouti malgré le travail considérable réalisé. Le groupe de travail « alcool » au sein de la Cellule Générale de Politique Drogues a repris ses travaux », a expliqué le Ministre. Celui-ci a pour objectif « d'aboutir à une nouvelle stratégie pour lutter contre la surconsommation d'alcool ». La nouvelle stratégie sera d'abord soumise à l'approbation de la CGPD avant d'être proposée à l'approbation de la CIM santé publique. «Le nouveau plan alcool devra concerner la première ligne et les médecins généralistes seront conviés à y prendre part », a assuré Maxime PREVOT qui a également tenu à préciser que la Wallonie subventionne des structures qui investissent les actions de prévention. Il s'agit notamment de Modus Vivendi dont l'action, en collaboration avec d'autres opérateurs, se situe entre autres dans des lieux festifs.

Pour Mathilde VANDORPE, la reprise des travaux du groupe de travail est essentielle pour avancer rapidement. La prévention est vraiment un axe très important et le soutien aux différentes structures subventionnées doit absolument continuer.
 

» FONCTION PUBLIQUE


L’opportunité d’une expérience de partage de travail dans le Service public de Wallonie
En Commission de la Fonction publique, Benoit DREZE a interrogé Christophe LACROIX sur ses intentions concernant la faisabilité de la semaine de 4 jours au sein du Service public de Wallonie.

Selon le Ministre, l'idée est de créer de l'embauche chez les demandeurs d'emploi peu qualifiés en réduisant le temps de travail dans les secteurs sous-qualifiés, sans toucher au salaire des agents. Pour financer la mesure, il est question d'une diminution des cotisations patronales et d'y gagner aussi sur la diminution du nombre d'allocations de chômage à payer. Le coût pour la fonction publique régionale doit être mis en balance avec les gains potentiels pour l'économie wallonne, a-t-il ajouté tout en soulignant que cette mesure est « socialement souhaitable ». Il a donc demandé à son administration d'étudier la question.

Benoit DREZE a lu dans les propos du ministre wallon une différence avec la proposition du Ministre bruxellois de l'Emploi Didier Gosuin, dans la mesure où le coût pour la Fonction publique régionale ne doit pas empêcher d'aller de l'avant pour les métiers pénibles et les demandeurs d'emploi peu qualifiés.

Un accord à ce sujet n'est pas prêt d'être dégagé prochainement dans la mesure où Maxime PREVOT a déclaré être contre une réduction collective du temps de travail. Selon lui, si demain le Gouvernement décidait d'aller dans ce sens, la dynamique économique irait à l'opposé du plan Marshall et les entrepreneurs iront s'établir ailleurs, ce qui représenterait une perte considérable pour la Wallonie.

 

 

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