03/05/2016

Que se passe t'il au parlement Wallon Monsieur Fourny ? Avril 2016

SECURITE ROUTIERE

La prise en compte du vélo dans les chantiers routiers

Clotilde LEAL LOPEZ a attiré l'attention du Ministre PREVOT à travers une question orale portant sur une étude du GRACQ (Groupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens) relative à la prise en compte du vélo dans les chantiers routiers menés en 2015. Si l'association reconnait une amélioration notable par rapport aux pratiques du passé, elle estime que les efforts fournis par la Wallonie en la matière sont insuffisants et ne respectent pas l'engagement pris par le Gouvernement wallon de tenir compte systématiquement du vélo dans tous les chantiers sur les routes régionales wallonnes.

Le Ministre de la Sécurité routière reconnait que
la prise en compte systématique du vélo dans les aménagements routiers peut être améliorée et il s'engage à travailler dans ce sens. Afin de réaliser cet objectif, les directions des déplacements doux et de la sécurité des infrastructures routières sont associées à l'élaboration des projets routiers. A ses yeux, il importe de coordonner davantage les actions et de sensibiliser l'ensemble des intervenants chargés tant de la conception et de la réalisation, mais aussi de l'entretien des infrastructures cyclables le long des voiries régionales.

Il souhaite également la mise sur pied de
plateformes d'échanges et de concertations locales entre les directions des routes et le GRACQ. L'objectif est que les différentes parties puissent mieux se connaitre et comprendre leurs contraintes et problèmes respectifs.

Clotilde LEAL LOPEZ a salué la volonté du Ministre d'améliorer la prise en compte du vélo dans les chantiers wallons notamment en renforçant la collaboration entre le GRACQ et le Service public de Wallonie en vue de garantir une sécurité optimale aux cyclistes.

» ECONOMIE

Plan Juncker : un premier bilan wallon

Ce lundi, en Commission des Affaires générales, François DESQUESNES a interrogé le Ministre-Président suite à la publication d'un premier bilan du Plan Juncker.

En Belgique, le Plan Juncker a permis de financer deux projets importants auxquels participe la Wallonie : le projet éolien « Rentel » pour lequel l'intervention de la BEI est espérée à hauteur de 400 millions d'euros et le projet de réaffectation de friches industrielles.

Dans sa réponse au député humaniste, le Ministre-Président a précisé qu'un troisième projet est à l'étude. En effet, le Ministre du Logement examine la possibilité d'un financement de notre programme de rénovation du bâti wallon via l'EFSI (European Fund for Strategic Investments) ciblant l'amélioration de la performance énergétique pour les logements.

De plus, sur le volet de financement des PME, six accords de financement ont également bénéficié d'un financement dans le cadre du Plan Juncker. En six mois, ces accords ont permis de soutenir 112 projets mobilisant 43,8 millions d'euros d'investissements privés bénéficiant de garanties de la Sowalfin à hauteur de 22,7 millions d'euros.

Pour François DESQUESNES, ce premier bilan indique une tendance positive sur la participation des acteurs économiques et entreprises de Wallonie au Plan Juncker. Il demande que le Gouvernement wallon poursuive son implication dans celui-ci afin de saisir pleinement les opportunités qu'offre le plan européen d'investissement.

 

>> EMPLOI

L’octroi trop facile de permis de travail B à certaines catégories de travailleurs étrangers

Benoit DREZE a interpellé la Ministre de l'Emploi concernant la convention bilatérale de sécurité liant la Belgique et l'Inde alimentant le dumping social par l'octroi trop facile de permis de travail B à certaines catégories de travailleurs indiens, notamment les informaticiens. Le travailleur indien détaché chez nous peut travailler avec paiement des cotisations sociales dans son pays d'origine, ce qui représente une différence de coût au bénéfice de l'employeur. En effet, les cotisations patronales indiennes sont de 17,25% pour 32,96% en Belgique.

« Le Gouvernement wallon a défini, à mon initiative, les bases d'une révision de la loi du 30 avril 1999 relative à l'occupation des travailleurs étrangers et de son arrêté royal d'exécution prévoyant actuellement qu'un permis de travail puisse être accordé aux travailleurs hautement qualifiés pendant quatre ans. Cette période de quatre ans peut être renouvelée une fois. Cette disposition ne fait aucune distinction entre travailleur détaché et non détaché. J'entends examiner si une formule alternative, non discriminatoire, répondant aux besoins du marché du travail et conforme au droit européen peut être trouvée », a déclaré Eliane TILLIEUX. Elle a ajouté : « Si le cadre européen et international ne nous laisse pas énormément de marge de manœuvre, j'entends toutefois profiter des quelques espaces qui nous sont laissés pour mener les actions et prendre les initiatives qui agiront contre le dumping social.

Dans sa réplique,
Benoit DREZE a souligné le fait que la mondialisation reste un fait de modernité, que la diversité est une richesse et que la concurrence est en soi stimulante, mais que tout marché doit être correctement régulé pour éviter la jungle et donc la loi du plus fort.

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Écrit par : Boeur | 04/05/2016

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